Archives mensuelles : mai 2014

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En ce mois de mai, du 21 au 25, comme pour compenser les pluies automnales inattendues, ont été organisés les préliminaires officiels – quand même – au Festival de Tango de Buenos Aires (et non pas « du »).

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Claudio de dos avec sa partenaire venus en renfort se donnent du courage avant d’affronter la piste… 

Bien que l’événement n’ait pas été suivi par les foules, la faute à Roland Garros peut-être? – une douzaine de couples ont fait l’effort de représenter au mieux le tango à Paris.

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Une grande respiration avant d’attaquer…

Toute la grâce d’une italienne craquante, Margarita Biscotti! 

Deux milongas courues, Tango Bien et le Chalet du Lac,  se sont partagées les soirées de présentation puis d’élimination pour arriver finalement à l’élection du couple récompensé (voir ci-dessous, tout en bas, pour la révélation…)  par un AR à BsAs au cœur de l’hiver austral, au mois d’août prochain. On les envie…

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Un concours est rare dans le milieu du tango argentin qui n’a pas l’habitude de mettre en concurrence des cavaliers et cavalières dont les rencontres sont d’ordre tellement intime que c’est déjà un exploit de vivre une tanda dans les bras d’un autre, parfois inconnu !

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Rigueur et élégance jusqu’au bout des doigts! (noms à venir…)

Cependant, un peu de challenge et de divertissement apporta du piment dans la vie des tangueros parisiens. Pour trancher, l’organisateur, le fameux, l’inénarrable Orlando « Coco » Dias, épaulé par la danseuse Silvia Lezcano, fit appel à des professeurs, célèbres souvent pour leurs qualités, pour constituer le jury ; j’ai nommé : Ricardo Calvo, Oscar Velasquez, Sebastián Misse et Sol Bustelo sans sa sœur, unique femme, privilège? Ils accomplirent leur tâche difficile avec le plus grand sérieux et une profonde concentration mais toujours le sourire.

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Le jury au Chalet du Lac et la représentante de l’Argentine, Silvia Tissenbaum, tout comme sortis d’un tableau de Rembrandt !

Bien que n’ayant pas assisté à toutes les représentations, j’ai eu plaisir à voir que le tango prenait racine à Paris aussi et en Europe puisque des participants venaient de tous pays voisins.

Certains ont attiré mon œil qui avait du mal à choisir !

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Ci-dessus, Ramon Moreira et Margarita Biscotti

 

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And the winner is… ci-dessous, la vibrante Cécile Rouanne et Rémi Esterlé:

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Milonga Paradis au Trocadéro

La milonga Paradis

Cette milonga, jadis nommée « Urban », fait partie des impromptues qui surgissent au gré du temps.

(pour les fréquences et horaires cf./for schedule, please check www.tango-argentin.fr)

IMG_3409 RED15%-1La vue emblématique sur la Tour Eiffel transcende les danseurs. On y accède soit en remontant le bassin le long des jets d’eau, soit par la terrasse majestueuse du Palais du Trocadéro, entre le Musée de la Marine et le Musée de l’Homme.

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Les milongueros partagent les marches du Palais avec les voltigeurs du roller et du skate. Pour attirer l’œil et l’ouïe, ces derniers pétaradent sur les escaliers rythmant leur descente d’une salve de mitraillette qui laisse impassibles les tangueros; eux glissent sur la piste de marbre, tournent dans le vent faisant voler les jupes des filles  au milieu des touristes qui les applaudissent à chaque fin de tanda et les mitraillent armés de leurs appareils photo et caméras.

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Aucun espace de Paris n’a son égal de fraîcheur et de liberté, même les autres « millégales », entendez par là les milongas dites illégales, qu’elles soient au Palais Garnier, au Palais Royal, au Marché Saint-Honoré ou sur les places légendaires du vieux Paris. Ces milongas illégales, que je préfère appeler impromptues, car sans autorisation de la préfecture de Paris, ne sont acceptées que tant qu’il n’y a pas de grabuge ni de décibels outranciers ;mais on est toujours surveillé par des « hirondelles » juchées en haut des escaliers…  Les touristes aussi sont partout, appareil au point pour guetter les mille étoiles de la Tour Eiffel à chaque heure fixe. On en a plein les yeux…

En bas, les milonguettes peuvent chausser avant d’entrer en piste. Parfois un passant nostalgique se font aux cercle de danseurs, un jour, il y eu même un couple de jeunes mariés, échappé d’un gâteau à la crème, esquissant quelques pas d’un tango approximatif; mais ici, on est tolérant. L’instant magique est pour tous.

C’est un spectacle de tous les côtés; on en a pour son argent et d’ailleurs, c’est gratuit!

 

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« Esta Noche de Luna » d’Osvaldo Pugliese, 

avec Grégoire et Virginie. 

 La milonga Tango Barge:

5 Port de la Râpée, 75012 PARIS – Métro Gare de Lyon

(pour les fréquences et horaires cf./for schedule, please check www.tango-argentin.fr)

Déjà, on aime le titre ! Un peu « barge » tous les « tango addict » le sont… De plus, tanguer sur un bateau, quoi de plus amusant ! La légère déclivité, moindre que sur la péniche de la Milonga Nix Nox, peut effrayer les équilibres fragiles mais on la sent à peine et de plus la barge ne vogue pas. Pourtant, depuis les hublots et les baies vitrées de la grande salle, on aperçoit le fort courant de la Seine qui fait défiler les bateaux-mouches, les péniches et les navettes de la police fluviale : Se fluctuat nec mergitur* n’est-elle la devise de Paris !? (* vogue mais ne sombre jamais).

Mais pour y accoster, il faut la mériter. Accrochée en contre-bas du Quai de la Râpée, rive droite, la barge est juste au pied du tout moderne Pont Charles de Gaulle, à quelques mètres sur la droite ; on ne peut y accéder que par une voie barrée que l’on pense interdite. Si la barrière est baissée il suffit d’appuyer et comme un sésame, on vous laisse passer, et là, récompense suprême à Paris, un parking, jusqu’ici gratuit !  Pour mieux se repérer de loin, c’est sur le quai opposé au « géant crocodile vert » qui abrite la Cité de la Mode et du Design dit « Les Docks ».

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Dès que vous avez retiré le pied de la terre ferme, un grand espace baigné de rose vif et d’argent vous accueille dans son décor glitter, baroque et scintillant. A droite la piste et les tables réservées aux tangueros avec dîner spécial si on le souhaite et à gauche diner des groupes ou des habitués. Au milieu le bar et ses serveurs et serveuses, gracieux et affairés.

Aux premières heures, Carmen l’inénarrable tanguera au nom et au regard d’andalouse, qui a connu les premières heures du tango à Paris, jadis avec Victor, aujourd’hui disparu, donne des cours aux débutants ; puis vers 21H30 les connaisseurs arrivent… La piste est d’un beau bois sombre bien ciré mais pas glissant, la DJette ,Odile Fillon, met des tangos à l’ancienne et des cortinas parfois dansantes (oups!). On se croirait dans une croisière tango sans le mal de mer mais avec tout le charme de l’ambiance, un poil surannée et branchée à la fois, les tables sont conviviales et l’esprit aussi.

Une traversée recommandable !

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