Archives mensuelles : novembre 2014

 Le studio Peter Goss s’est éteint… 

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Vous souvenez-vous du Studio Peter Goss ? Une croix semble signer sa façade…

Oui ? Et bien tant mieux, car il a disparu sans prévenir au soir de sa dernière milonga, La Dolce Vita…qui devint tout à coup si dure (la vie)! Un coup de temps qui passe, de page qui se tourne, de souvenirs qui s’envolent… C’était début septembre 2014 ou fin août, j’ai déjà oublié la date, hélas c’est déjà loin 3 mois !

Cet immeuble, au 7/9 rue des Petites Écuries dans le 10ème, jouxtant le célébrissime New Morning, abritait au 2ème étage le Studio Peter Goss avec ses cours de tango et milongas, entre autres hyperactivités culturelles, musicales et chorégraphiques.

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Il avait un côté underground à étages, cité froide, abandonnée aux lumières néons, taguée, négligée, l’ascenseur souvent en panne ou toujours grinçant, à la vaste entrée, dans un permanent courant d’air, devant laquelle restaient plantés des heures des musiciens qui papotaient pour faire durer le morceau. Pourtant, les tangueros y couraient pour se réchauffer au parquet bien ciré, s’admirer craintivement dans les miroirs de ballerines car ce fut un haut lieu du classique mais du tango aussi.

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Il en a vu passer ; dans les années 90, Catherine Berbessou et Federico Moreno aux cours académiques tellement sérieux, rigoureux et enrichissants, puis l’association Tango Renaissance, née d’une scission et créée par Laure Thirion avec Mariano « Chicho » Frumboli, Sebastián Arce, Mariana Montés et Juanita Sepúlveda, chantres du tango nuevo qui fit fureur dans les années 2000… puis encore Sol Bustelo sans sa sœur, Jean-Sébastien Rampazzi et j’en passe car j’en ai loupé beaucoup !

Mais il y eut aussi les milongas, dont Sacrée Milonga menée par le fameux et mystérieux Akira Natchi qui offrait des fleurs aux filles et se fâchait parfois avec les danseurs ! Un tableau au-dessus de son poste de DJ diffusait le nom des morceaux choisis pour nous cultiver un peu musicalement. Il a laissé une sacrée empreinte dans ce lieu, aujourd’hui fantôme. Sa milonga était des plus conviviales sûrement car, comme il le dit dans l’ITW de Fabrice Hatem, c’était un peu sa famille qu’il bichonnait. Ensuite, il y eut aussi Tango Bien puis la Dolce Vita jusqu’à ce triste dimanche de septembre…

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J’y suis allée de façon impromptue pour faire connaître cet endroit un peu bizarre à une amie, Catherine B., tanguera débutante. La foule s’y pressait pour danser, même dans les couloirs un sandwich à la main, ignorante qu’elle était de cette toute dernière fois. Même les organisateurs l’ont appris le jour-même stupéfaits ! Claudio, l’un des co-org aurait souhaité y inviter tous ceux qui ont fait les beaux jours du studio mais trop tard, ça restera pourtant dans nos mémoires… ayant la mémoire qui flanche, j’ai dégainé le téléphone pour faire quelques photos désespérées et fixer ce moment, ne serait-ce qu’un instant !

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Si je pouvais avoir le nom de cette milonguette que j’ai paparazzitée… merci…

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Hasta luego Peter?

 

 

 

 

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« Halloween » à La Tanguedia de Paris

« Halloween » à La Tanguedia de Paris

Événement de dernière minute à La Tanguedia de Paris, anciennement Esprit Tango mais toujours plein de grands esprits qui rôdent, et justement, le vendredi 31 octobre 2014, soir d’Halloween (seul le orange citrouille en témoigne…), c’était celui de Juan d’Arienzo, presque en personne, qui a posé son âme pour une folle soirée incendiaire…

Mais qui sont-ils donc ces esprits du passé?

 

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Et bien, tout bonnement l’orchestre, jeune et talentueux, La Juan d’Arienzo, qui a été accueilli in extremis à la Tanguedia de Paris. Grâce à l’énergie de Coco Dias et de sa partenaire Silvia Lezcano, relayés par la communauté tanguera avec, entre autres, Sandra Messina, Ricardo Calvo et Jean-Louis d’Etreinte Tango qui ont activé leur « résotango » pour permettre la réorganisation du concert annulé au Cabaret Sauvage… En moins de 48H, l’événement était calé et remis entre les mains de Fabienne Francioli et Luis Bruni, hôtes de ladite Tanguedia.

Ces neuf musiciens et le chanteur Miguel Filippini ont envahi l’espace cosy et chaleureux du 3 rue des Vignoles dans le 20ème et l’ont rendu torride et bouillonnant de leur musique aux rythmes arienzesques (pardon du néologisme mais je dis ce que je veux, c’est mon blog ;-)). 4 bandonéons, 3 violons, un piano, une contrebasse ça prend d’la place et ça déménage…! Mais à qui sont toutes ces chaussures rouges!!!

La Juan d'Arienzo

Facundo Lazzari, le directeur (ci-dessous) , Ricardo Badaracco, Nicolas Tognola, Adolfo Trepiana (les 4 bandoneons), Pablo Valle (le piano), Emilio Longo (la contrebasse),  Sebastian Frassón, Pablo Ginzburg, Octavio Bianchi et Emilio Pagano (les violons):

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Mais une milonga, ça ne se fait pas sans danseurs… C’est donc Orlando « Coco » Dias, le maestro aux petits pas bien connus et sa partenaire venue de Barcelone, Silvia Lezcano, qui ont ajouté leur tango, milonga et valse, pétillants et gracieux, pour animer de leur espièglerie et  complicité coquine cette soirée inespérée.

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Pour apprécier encore plus ce retour aux sources d’Arienzo, le chanteur Miguel Filippini nous a bercé de quelques tangos graves et suaves du temps où un bal sans chanteur eût été comme un bal sans danseurs…

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Entre deux démos de Silvia et Coco, le bal reprenait pour tous les danseurs mais certains furent plus remarqués que d’autres malgré leur délicatesse et discrétion légendaires… Sandra et Ricardo! Et puis des moins connus mais toujours en vue grâce à ses robes vintage toujours  élégantes…  !

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Encore un merci à Luis Bruni (à droite)  et au DJ  Alfredo Salas.

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FIN, jusqu’à la prochaine Tanguedia…