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Milonga La Victoria

La milonga La Victoria (mercredi) et

milonga La Popular (dimanche):

Chalet de Saint-Mandé à l’orée du bois de Vincennes -75012 Paris

(pour les fréquences et horaires cf./for schedule, please check www.tango-argentin.fr)

 

A l’orée du bois, caché dans un dédale de chemins sombres et sinueux, se cache cet ancien relais de chasse de Napoléon III. Aujourd’hui, on n’y chasse plus que le cavalier sans monture.

 

L’abord est un peu inquiétant à la tombée de la nuit et fait penser à un lieu de perdition, un écrin lumineux au milieu de nulle part. Un chien de garde aboie si l’on s’égare alentour, il faut vite entrer et soudain la chaleur du bois lustré et des lampes tamisées nous rassure.

Tel un maître d’hôtel, presque en livrée, toujours élégant, droit sur son siège haut, encadré d’un comptoir surplombant le quidam d’un bon mètre,  comme le caissier d’une banque ancestrale, Vega, l’hôte qui nous accueille est indien de la caste de ceux qui connaissent les bonnes manières et la discrétion. Il est là depuis toujours ou presque. On s’acquitte du droit d’entrée, moins cher pour les dames qui viennent tôt, autre preuve du temps qui résiste. Avant de faire son entrée, on peut guetter l’ambiance au travers de lucarnes qui percent les portes battantes. Puis, on entre, et là l’ambiance est plantée comme un décor: l’immense boule à facette, clin d’œil aux soirées disco, véritable centre de la terre enveloppé d’un large drapé nous subjugue, auréolé ce jour d’une lumière rouge, très rouge. Autour du parquet luisant, un chapelet de tables nappées encercle la piste de part et d’autre de la scène. Pour les plus timides, des tables éloignées et des petits salons abritent l’intimité des couples ou des femmes seules, toujours si nombreuses à attendre l’heureux événement: l’invitation.

Un fois happé par la chaleur intérieure, on s’engouffre lentement vers le corridor qui mène au vestiaire. Cachée derrière son rideau multicolore Marella guette les arrivants par un jeu de miroirs. Il ne vous en coûtera que ce que vous souhaitez laisser et vos précieux objets seront bien gardés. Un petit passage aux toilettes du sous-sol vaut le détour pour sa déco hétéroclite et ses lumières tamisées comme dans un boudoir.

Depuis ce joli mois de mai (enfin humide en cette année 2014!), le Chalet s’est embellit pour accueillir sa Victoria. L’écrin blanc se pare de lumière dès l’extérieur et affiche en grosses lettres la milonga du jour: mercredi La Victoria et dimanche La Popular.

Au moins, on sait où l’on entre.

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Un fois, entré(e), une fois assis(e), une fois l’assemblée repérée, il faut faire un tour au bar. Digne des grandes brasseries parisiennes, la caisse est tenue par une femme aux aguets et les serveurs arborent le nœud papillon et virevoltent entre la salle et les cuisines proposant sangria, au Malbec? , et empanadas à 1€, de quoi nourrir légèrement les danseurs affamés.

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Un tanguero, une milonguette? Champagne! Whatelse…